La vie...du côté de l'art

28 mai 2009

Tag musical "Madeleines de proust"

J'ai été tagguée par ma copinet' Snana pour ce tag musical. Le but étant de parler de dix morceaux de musique "Madeleines de proust" pour nous, dix morceaux qui ravivent en nous de forts souvenirs, autrement dit.
Ca fait plusieurs jours que je suis dessus, parce que ça n'est pas évident : D'abord on  se dit qu'on trouvera pas 10 morceaux, et puis on y pense, on réfléchit...et on se demande comment on va en choisir seulement 10, et puis après il faut laisser les souvenirs venir, trouver les bons mots pour les faire partager, et enfin, il faut trouver les liens de la dite chanson sur Deezer ou Youtube.
Et en plus, je vous ai mis une photo de ma soeur et de moi gamines parce que je suis trop sympa
Bref, il demande du taf. Mais j'ai trouvé ça très sympathique et interessant à faire... Du coup, le reprend sur son blog qui veut !
Allez, c'est parti :

nousdeux

La Berceuse de Mozart


Cette berceuse, c'est le souvenir de ma grand mère, qui me la chantait de sa voix douce lorsque j'allais dormir chez elle et mon grand père.
Allongée sur le matelas à coté de son lit je l'écoutais, les yeux fermés, avant qu'elle ne me raconte son enfance pendant que je sombrais dans le sommeil.
Cette berceuse, c'est la voix et le regard plein de l' amour immense qu' elle avait pour moi. Je n'oublierais jamais.
Tout naturellement, c'est celle que j'ai choisi de chanter à Sasha, que ma grand mère n'a pas eu le temps de connaitre. Toutes ces fois où mon bébé pleurait dans son lit, refusant de dormir sans moi et où je la chantonnais tout doucement, encore et encore, jusqu'à ce qu'elle finisse par s'endormir, les premières fois les larmes au bord des yeux à cause de tout ce qu'elle remuait en moi. Cette berceuse c'est une histoire de transmission...

"Take on me" de A-Ha.


J'ai 8/9/10 ans. Ma soeur, ado, est fan de ce groupe qu'elle me fait écouter et que j'aime bien, aussi. C'est l'epoque du générique du Top 50, des céréales mangées devant "Jeanne et serge", de cet appartement avec ce papier peint à fleurs sur le mur du salon, des livres "Père castor-flammarion" ou "L'ecole des loisirs"que je dévore jour après jour, des petits coup tapés sur le mur qui sépare ma chambre de celle de ma soeur avant de m'endormir, de l'ours en peluche qui a le coeur qui bat quand on le serre fort contre soi, des bulletins scolaires avec des A et des A- écrits dessus, des nuits ou je dors parfois dans le grand lit avec ma mère, ma main dans la sienne, du grand jardin de l'immeuble ou on peut escalader des pierres et s'inventer des cabanes.
Avec elle, c'est le goût de l'enfance qui revient...

Summer nights/Grease


J'ai 13 ans.Je suis amoureuse de John Travolta, surtout dans "Grease" et "La fièvre du samedi soir". Ses cheveux bruns et ses yeux bleus, sa fossette au menton, sa voix, ses déhanchement font naître en moi les premiers "émois sensuels".
Je m'efforce de voir tous les films dans lesquels il joue et il en a tourné, des navets.
Et évidemment je connais toutes les chansons de Grease par coeur, je les chante parfois à des copines pendant la pause déj', dans le collège où je suis en 3ème. C'est les premières régles,les seins qui poussent, mes cheveux coupés court, ce que j'ai amèrement regretté, les cours de sport qu'on redoute parce qu'il faut se mettre en short devant les autres, les premiers posters collés avec de la patafix dans la chambre, les cours de danse qui commencent à lasser, les premiers élans du coeur, la première boum.

L'autre finistère des Innocents

J'ai 14/15 ans. C'est la 2nde du lycée Montaury de Nîmes, c'est ma copine Emmanuelle aux yeux et aux cheveux noirs, c'est nos bavardages en cours, c'est les paroles de cette chanson que j'avais écrites dans mon agenda de lycéenne entre les plannings des devoirs à rendre, les photos de Johnny Depp, et les p'tits mots des copines : "Aurore je t'adore, on est copines forever". C'est aussi l'année de ma transformation physique, des 10 kilos en moins après un régime, de l'appareil dentaire enlevé, des brushing d'une heure que je m'imposais parce que je ne supportais plus mes cheveux frisés, du premier maquillage, du premier vol de brillant à lèvres au supermarché. C'est enfin l'année du mariage de ma soeur aînée et la première rencontre avec mon père, avant que je ne réalise que c'etait un con. C'etait une chouette période en fait, celle du "tout est possible" avant que je ne bascule vers le mal être...

Girl, you'll be a woman soon


J'ai 18 ans. J'ai vu Pulp Fiction deux fois au cinéma, j'ai acheté la bande originale que j'adore, surtout cette chanson là, qui colle à mon âge, et aussi "Son of a preacher man" et "Flowers on the hall". C'est mon petit studio sur Marseille avec balcon où j'ai vécu trois mois, parce que j'ai convaincu ma mère que cette école de cinéma était pour moi. Seulement ça ne va pas, je suis mal dans ma peau, j'ai repris du poids, je ne vois plus mon père et ma mère me manque...C'est l'époque des vieux balladeurs cassettes, ou il faut appuyer 15 fois sur un bouton pour arriver sur la chanson qu'on aime. C'est les trajets en bus qui font le tour de la corniche pour m'ammener sur la Canebière, c'est la lumière et les mouettes de Marseille, c'est les trajets en train Nîmes-Marseille et Marseille-Nîmes avec une grosse valise. C'est encore la maison que ma mère et mon beau père ont acheté depuis peu, avec ma chambre "sous les toits", les mercredi matin à regarder des Walt-disney avec ma nièce, qui est maintenant une adolescente.
C'est des questions pleins la tête et ma tentative d'emancipation ratée...

L'hyme de nos campagnes, de Tryo
Titre introuvable sur Deezer... Et impossible de mettre la vidéo du clip directement ici, mais qu'est ce qui leur prend à Tryo ?

Mes 19 ans, l'ASFO, là ou j'ai appris mon boulot de libraire, quelques potes et moi assis dans l'herbe, un joint qui tourne et deux de mes amis qui chantent ces paroles...Ma nouvelle vie, ma reperte de poids, les paquets de malboro rouge, les premiers joints, les premiers verres d'alcool, les premières soirées entres amis, le premier job. Et puis les années suivantes ou je suis fan de ce groupe, les trois concerts d'eux sur Paname que l'on voit, notre rencontre d'un des chanteurs avec mon Ingrid, l'après midi "Fréquenstar"qui suit, sur le bord du Canal saint-martin, et toutes les fois où j'ai chantonné cette chanson pour moi,ensuite comme la première fois où je me suis retrouvée dans la maison de mes beaux parents au Pays basque, avec devant nous l'herbe verte, les fleurs et les moutons dans le champ d'à côté.

Comme elle vient de Noir désir


Notre chanson à mon homme et moi. Nico était fan de Noir Désir, moi je n'en connaissait que quelques unes, les plus connues...dont celle là que j'avais redécouvert avec plaisir. Ecoutée en boucle un week end ou j'etais partie chez ma mère alors que nous étions ensemble que depuis quelques jours parce qu'elle me faisait penser à lui...Me fait revivre en pensée cette période ou nous nous réveillions tous les matins avec l'album "666.667 club" dont elle faisait partie.
J'ai 20 ans, Nico 24, c'est l'epoque des dimanches passés au lit, de mes premiers réveils la tête sur le torse d'un homme que j'aime, de nos regards fous amoureux, de l'apprentissage de la vie à 2, et puis cette fois dont je me rapelle encore, où à la fin de la chanson quand il est dit "Je peux aussi dire que je l'aime..." Nico avait chanté ces paroles en me fixant d'un regard plein de sous entendus...

J'envoie valser/Zazie


J'ai environ 25 ans.C'est les "retrouvailles" et la vraie amitié qui en découle avec mon Elise.
C'est sa façon de m'encourager, de me forcer à bouger, après cette déprime qui m'a envahi plus de deux longues années, et le chômage, tout ça du au choc de la mort de ma grand-mère. C'est le goût de nos cappucinos/chantilly, à fumer un joint en l'ecoutant. Nos après midis de recherche dans Paris, ensuite, faire le tour des librairies, pour finir juste par déposer un CV.C'est, juste avant sur la playlist d' Elise, une chanson des Black eyes peas, et"The magic key".
C'est notre ancien appart à Nico et à moi, le canal saint-martin, le quartier qui se "bobo-ise", les bobuns divins du petit resto thaïlandais d' en bas.

Poil aux yeux de Debout sur le zinc. -Pas trouvée sur Deezer, faut pas regarder le clip pourri fait par un fan mais c'est tout ce que j'ai trouvé, sinon c'etait des lives au son naze-
J'ai 26 ans, je viens de trouver du boulot après presque 3 ans de chômage dans un magasin de produits culturels pour enfants. Cette chanson fait partie d'un album qui tourne en boucle dans le magasin et est un coup de coeur immédiat. Je me revois ranger mon rayon de livres pour enfants en la chantonnant, priant à chaque fois qu'elle passait pour qu'aucun client ne vienne me déranger à ce moment là. C'est la découverte de cette voix fabuleuse et de ce violon,et ensuite de toutes les mélodies et les paroles de ce groupe qui me prennent au tripes...C'est le souvenir de nos cris de jois quand avec mon amie Elise on l' entend jouer dans un festival pour la première fois, et tous ces concerts d'eux que l'on se fait ensuite, intenses joyeux et enivrants, en fumant des clopes, sautillant sur place, et nous lançant des énormes sourires plein du bonheur d'être là.

Mademoiselle des Petites bourrettes -Maintenant ils s'apellent "LPB club", et cette chanson faisant partie de leurs toutes premières je n'ai trouvé qu'un clip pas top sur Youtube sans doute fait avec pas beaucoup de moyen mais pour les curieux, écoutez là, cette chanson est à la fois jolie, enjouée et triste-
C'etait il y a 3 ans. Quand, en plus de mon travail officiel à temps partiel j'allais donner un peu de mon temps pour le label qui gérait entre autres ce groupe. Trois petits mois, mais si intenses, cette impression d' avoir enfin trouvé ma voie, ne plus être devant la scène mais dans les coulisses à m'en prendre plein les yeux les oreilles et le coeur.
Je me rapelle de ce soir d'octobre là, ou à la fin du concert le groupe joue cette chanson debout au milieu des fans assis, et où moi je l'écoute en préparant le stand où on vend leurs CD. Je chante le refrain qui tourne en boucle dans me tête "La la...làlàlà...làlàlà...La La!" je me sent heureuse et libre, je sais qu'après mon homme et mes copains vont débarquer avec le reste du public, et qu'encore après sans doute, une fois le stand remballé j'irais boire un coup avec le groupe et l'equipe qui s'occupe d'eux. Je me rapelle de la connerie que j''ai dite et qui a fait rire l'ancien chanteur des Fatals picards qui m'aidait au stand.
Je me rapelle de ce petit festival ou j'etais celle qui représentait le label, le trajet avec Oldelaf que je ne connaissais pas, plus tard voir ces mecs, ces grands enfants doués, monter sur scène en ayant picolé et assurer comme des bêtes, avoir une fierté débile : "Je bosse pour eux" et puis ressentir,dans les coulisses, à la fois comme eux et comme le public, l'attente inquiète, et puis l'euphorie, l'excitation, les lumières et les décibels.
Plus généralement elle me rapelle qu'il faut parfois écouter son intuition, et que les rares fois où j'ai fait preuve de culot, de belles choses me sont arrivées.

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07 mai 2009

Tag sur la lecture

1. Plutôt corne ou marque-page ?
Euh, dans l'absolu on est d'accord que c'est beaucoup plus classe avec un marque-page. Ca m'est arrivé. Mais la plupart du temps, pour être honnête, j'ai rien sous la main alors je choisis la solution de facilité : je corne. Et puis, oh c'est pas si terrible, des fois c'est même sympa quand on relit le livre, de voir où on en était restés la fois d'avant, ou parfois les pages qu'on avait corné parce que c' etait nos passages preférées

2. As-tu déjà reçu un livre en cadeau ?
Parfois, puisque j'aime lire...

3. Lis-tu dans ton bain ?
Oui, mais pas des romans ! Jai trop peur de faire tomber le livre dans le bain, et pour le récupérer, après...Non en général je lis des magasines très interessants "féminins". Parce qu'en plus, un bain moussant, c'est fait pour se détendre, pas pour réflechir

4. As-tu déjà pensé à écrire un livre ?
J'en ai déjà écrit. Enfin des romans potentiels, mais puisqu'ils n'ont jamais été édités, ce sont seulement des "manuscrits". J'ai commencé vers 12 ans...

5. Que penses-tu des séries à plusieurs tomes ?
Je n'en ai pas lu beaucoup. Y'a pas mal de temps j'avais bien aimé la Trilogie des Fourmis de Weber, même si depuis un moment il écrit plus que des merdes livres que j'ai pas envie de lire. Ah et puis "Les Chroniques de San francisco", sympa comme tout, doit y avoir 7 "volets". Et en jeunesse "Les orphelins Baudelaire", très chouette, je les avais emprunté à mon taf. Par contre, comme Snana qui m'a passé le tag, j'ai jamais lu "Harry Potter" et autres best sellers, et comme elle je n'ai pas envie de lire un roman parce que "c'est le roman à la mode". Même encore moins, par esprit de contradiction je m'efforce de ne PAS lire ceux là, même s'ils sont bien...Je sais c'est con, huhu.

6. As-tu un livre culte ?
Juste un c'est impossible !

Mes livres cultes :

Alice au pays des merveilles/de l'autre côté du miroir de Lewis Carroll
"The town and the City" de Jack Kerouac
1984 de Georges Orwell
Les bébés de la consigne automatique de Murakami Ryû

7. Aimes-tu relire ?
Oui, certains romans que j'ai adoré, ça m'arrive... Des romans jeunesse, aussi,parfois.

8. Rencontrer ou ne pas rencontrer les auteurs de livres qu'on a aimés ?
Hum il est difficile de rencontrer un de mes auteurs fétiches, ils sont soit morts, soit japonais, soit Américain et assez âgée...M'enfin rencontrer un auteur français que j'aime bien, oui, pourquoi pas, ça serait un échange interessant certainement. Et il pourrait me pistonner pour qu'on m'edite

9. Aimes-tu parler de tes lectures ?
Evidemment...Sinon je ne serais jamais devenue vendeuse en librairie, huhu.

10. Comment choisis-tu tes livres ?
Ca peut être au hasard, dans une librairie ou une bibliothèque parce que la "Quat' de couv'" comme on appelle ça dans le "milieu" -ouais genre j'me la pète grave, si je veux!- m'interpelle, ensuite je feuillette toujours un peu par ci par là le roman pour vérifier, et surtout les premières lignes, et là en général je vois si je vais accrocher ou non. Sinon j'ai évidemment des auteurs dont j'aime quasiment tous les livres : Murakami Ryû, Yoko Ogawa, Joyce Carol Oates etc...

11. Une lecture inavouable ?
Hum, j'vois pas !

12. Des endroits préférés pour lire ?
Avant, le métro. Ou au lit...

13. Un livre idéal pour toi serait ?
Un roman qui me "happe" dès les premières lignes, que je n'ai pas envie de lâcher, et me dire "Ouahou!" quand je le referme après le mot "fin"

14. Lire par dessus l'épaule ?
Non je ne le fais jamais

15. Télé, jeux vidéos ou livre ?
J'aime bien les trois...

16. Lire et manger ?
Alors ça je suis la spécialiste, et ça remonte à l'enfance, je lisais tout le temps, en mangeant, en marchant...Si, si !

17. Lecture en musique, en silence, peu importe ?
A priori en silence. Mais quand je prenais le métro pour aller bosser, je pouvais cumuler les deux, un livre dans les mains et de la musique dans les oreilles.

18. Lire un livre électronique ?
Bof non, ça me tente pas...

19. Livres empruntés ou livres achetés ?
Parfois empruntés à la bibli, parfois achetés

20. Quel est le livre que tu lis actuellement et quel sera le prochain ?
J'avoue que je lis pas beaucoup en ce moment...J'ai des périodes sans parfois, faut trouver le temps, avant je lisais beaucoup dans les transports en communs, mais je ne bosse plus et quand je prends les transports maintenant c'est avec Sasha. Donc je lis surtout des blogs et des magazines...Mais il faut que je me replonge dans "Eveiller, épanouir, encourager son enfant...La pédagogie Montessori à la maison"

21. As-tu déjà abandonné la lecture d'un livre ?
Oui ça m'est arrivé. Avec des romans pour lesquels je "n'accroche pas", dans ce cas là j'insiste pas beaucoup, parfois même avec des livres pas mals mais qui tombe un peu des mains, et puis on le reprend, on sait plus où on en était resté, alors on relit les mêmes passages et...c'est saoulant.

22. Tu taggues qui ?
Qui n'en veut ?

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10 mars 2009

Volo

Voilà un post sur un de mes groupes préféres : VOLO

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Ce groupe, formé de Frédéric Volovitch un des membres des Wriggles-un autre de mes groupes fétiches-et de son frère Olivier, je l'ai connu il y a quelque temps grâce à ma copinet' Snana à l'epoque ou nous avions deux autres blogs l'une comme l'autre. Voilà un résumé de ce qu'en dit notre ami Wiki :

Les frères Volovitch sont originaires de Tours et ils ont eu un parcours différent. L'aîné, Frédéric, est diplômé du conservatoire de la rue Blanche à Paris et décide de former un groupe avec quatre amis : Les Wriggles. Olivier a quant à lui suivi des études de philosophie mais touche un peu à tout, puisqu'on le retrouve à la régie générale lors des concerts du groupe de son frère.

En 2001 alors que la carrière des Wriggles décolle, ils décident ensemble de se lancer dans un nouveau groupe qui sera dans un premier temps un duo. Au début, ils composent quelques chansons juste pour voir ce que cela peut donner mais suite à un concert à Saint-Étienne en première partie de Bénabar, ils sont révélés à la presse spécialisée. Ils sortent leur premier album studio en 2005 "Bien Zarbos"un album de seize chansons qu'ils décident dans un premier temps de sortir en vente par correspondance via le site internet de leur label Opéra-Music qui les a signés un an auparavant. Ils multiplient alors les concerts avec une préférence pour la salle parisienne du théâtre des Blancs Manteaux, et en juin 2005, ils décident d'enregistrer leur premier album en public et en acoustique. Ils enregistrent donc en deux jours les vingt morceaux de l'album "Blancs Manteaux à Volo". L'album sortira un an plus tard de la même manière que le premier album : dans un premier temps en VPC puis dans les bacs deux mois plus tard. Au fur et à mesure des concerts, ils prennent l'habitude de se faire accompagner sur scène par d'autres musiciens comme Théo Girard à la contrebasse ou Hugues Barbet à la guitare. En mai 2007, le groupe sort son troisième album, le second album studio, intitulé "Jours heureux"
L'album de quatorze chansons inédites sort une nouvelle fois en premier sur le site du label avant une sortie prévue dans les bacs à la fin du mois de mai.

J'ai tout de suite accroché avec leur musique, quand à leurs voix...je suis fan, j'adorais déjà celle de Frédo et son frère a une voix très approchante, du coup quand ils les mêlent, c' est juste sublime. Les textes sont très bien écrits, tour à tour mélancoliques et poétiques ou pleins d'humour, en tout cas toujours intelligents et justes, et les chansons sont tantôt douces, tantôt super rythmées avec débit de voix très rapide, bref tout ça me parle... Je ne les ai vus qu'une seule fois en concert mais ils seront en Septembre à l' Olympia et il fauuuut que j'y aille.
Sur leur site il est proposé en ce moment plusieurs petite vidéos les mettant en scène, écrites par le drôlissime Frédo qui a donc également une formation de comédien. Que dire de plus, hum. Frédoooooooo ! J'adore, et je suis pas la seule hein, Snana :D
je vous en fait donc partager deux, enjoy :

Et enfin deux de leurs chansons, je les aime presque toutes donc difficile de choisir mais disons que la première, super émouvante parlera tout particulièrement aux mamans et que la deuxième est bien représentative de leur humour subtil qui me plait beaucoup...


Découvrez Tu m'fais marrer bébé!

Découvrez Les lapins!

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24 février 2009

Nouvel extrait de roman...

" Les oiseaux noirs l’ont traquée dans ses rêves, indéfiniment, des sortes de corbeaux mais en bien plus gros encore, aux yeux rouges comme les cheveux de Lola dans le film, qui brillaient, l’ hypnotisaient et tentaient de l’entraîner au bord du monde, là, au dessus du vide absolu.
Elle se réveille en sursaut dans leur odeur. Replonge son visage dans le coussin qui sent un mélange d’ eux, et puis le drap aussi, une odeur de sueur, de sexe, de tabac blond. Il y a une autre odeur, moins agréable, qui s’y ajoute.
Elle descend doucement du lit, puis court pieds nus jusqu’ à la salle de bains, et se plante face à elle-même dans le miroir. Elle ne se reconnaît pas vraiment, d’abord. Elle ne se rappelait plus. Mais ça n’est pourtant pas rouge vif, comme les cheveux de Lola. C’ est un rouge plutôt sombre, mais qui brille par endroits à la lumière de la lampe. Et l’odeur un peu âcre est restée sur ses cheveux. Nina se courbe au dessus de la baignoire, ses cheveux sous un jet d’ eau tiède, applique deux fois du shampoing à la pomme, les rince longuement jusqu’à ce qu’ils crissent sous ses doigts, les essore, et les entortille dans une serviette.
Elle s’ assoit sur le carrelage froid, et tout à coup elle pense à sa mère, elle pense au fait qu’elle ne sait même plus de quoi elle est morte. Peut être qu’ elle ne l’a jamais vraiment su, peut-être que son père lui a menti, et puis elle était trop jeune, et elle a tout mélangé dans sa tête, la vraie raison et celle qu’elle s’ est inventé. Peut-être bien que sa mère, nostalgique, était monté à bord d'un bateau pour retourner dans le pays qui l’ avait vu naître, mais que le bateau avait coulé, peut être qu' alors sa mère avait alors nagé, courageuse, jusqu’ à l' épuisement et puis s’ était réveillée, comme dans les films, sur le sable d’ une île déserte, les vêtements en lambeaux...
Peut-être qu’ elle était toujours là-bas, et qu’elle attendait simplement qu' on vienne la chercher. Voilà ce qu’elle s' etait dit, à l’ époque. Pour que la vie continue à avoir un sens, pour garder des certitudes.
Elle s’ était convaincue ensuite que le corps qui avait été enterré dans la moiteur du mois d’ Août n’ était peut-être pas le sien. De toute manière, elle ne se rappelait presque plus de rien, juste de la main de sa grand-mère paternelle, de la chaleur de sa paume, qui tout le temps de l’ enterrement avait caché ses yeux, et puis de ce soleil qui rendait l’air si étouffant, et qui faisait cogner son crâne.
A présent, c’ est comme si le cadavre de son père avait rejoint celui de sa mère dans cette tombe humide et froide. Comme le carrelage, sous ses jambes. Et elle se dit qu’il faut que Loup se réveille, elle espère très fort, et elle pense que ça n’est plus possible, simplement, il ne faut pas la laisser seule, parce que les oiseaux noirs ne la lâcheront jamais, sinon, et que seul Loup sait être un bon bouclier. Elle observe, sur le haut de son bras, les lettres dessinées au henné sur sa peau. Elle passe son index dessus, elle se demande au bout de combien de temps le prénom de Loup disparaîtra de son épaule, et quand est-ce qu’il viendra la rejoindre là, l’entourer de ses longues jambes, de ses longs bras, et l’ empêcher de sombrer."

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13 février 2009

Coup de coeur musical


J' ai vu le clip pour la première fois en Decembre, puis l'ai un peu oublié...et suis retombée dessus hier. Décidément j'aime beacoup cette chanson...

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23 janvier 2009

Chanson inédite des Fatals picards

Voilà l'enregistrement d'une chanson récente des Fatals Picards-un de mes groupes favoris, je rappelle- appelée sobrement "Le jour de la mort de Johnny"
Leur maison de disque -qui est la même que celle de Johnny ^^- ayant refusé qu'elle soit sur leur prochain CD qui va bientôt sortir, les Fatals picards l'ont proposée en téléchargement gratuit il y a quelques semaines.
Depuis, elle n'est même plus disponible comme cela -vive la censure!-
Ce qui me fait marrer, c'est que du coup on va à mon avis en entendre encore plus parler... Et puis fuck la censure, je vois pas bien ce qu'elle de si terrible en plus... Elle est efficace et reste super facilement en tête et puis les paroles sont potentiellement drôles hein, c' est les Fatals picards quoi.
En plus vous pouvez admirer les membres du groupe et surtout la magnifique chute du rein du sexy
Paul, le chanteur-avec qui il y a de cela plus de deux ans quand je bossais pour le label Adone j'ai partagé un joint avant un concert, et ouais, trop la classe-

Allez, musique :

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20 janvier 2009

Troisieme extrait/Comme si de rien n'etait

Bon, si vous êtes attentif, vous remarquerez que cet extrait est au passé alors que les deux premiers sont au présent. Je sais... Le problème vient du fait que je n'arrive pas à choisir quel temps utiliser pour ce roman, il a été au passé, puis au présent, et je ne sais ce qui rend le mieux. Du coup ma dernière version sur l'ordinateur est un mélange improbable des deux, il va falloir que je choisisse et que je le relise en entier pour corriger ça, voires en plus les faiblesses que j'y décele, si je décide de l'envoyer à des maisons d'editions. Aurais je le courage/le temps ??
Merci pour vos avis, que ce soit pour le texte ou pour le temps que vous trouvez le mieux adapté !

[...]Et puis soudain, Loup la regarda.Vraiment. Pour la première fois depuis le début de cette soirée, et c’ était un regard étonnement tendre et compréhensif, même s’ il dura peu de temps, tellement que Nina douta de l’ avoir imaginé.
Seulement, il y en eut un autre du même genre. Plus tard, bien plus tard dans une boite dont Nina n’avait même pas retenu le nom, étonnée par tout autour, tant de lumières, tant de bruit, tant de gens, rien à voir avec les « Fêtes du village » qu’ elle avait connu.
Enivrée par les nombreux alcools qu’ ils avaient tous ingurgités, elle avait fini par danser, comme les autres, jusqu’à s’ en faire tourner la tête, les cheveux voletants, venant parfois fouetter son visage, tourner tourner tourner jusqu’ à ne plus voir les gens, leurs silhouettes, leurs mouvements électriques qui se mélangeaient et fusionnait.
A un moment, elle avait perdu de vue Loup et Basile, mais la présence de Lisa était toujours à ses cotés, alors elle continua, un peu chancelante, avec cette agréable impression que son cerveau était anesthésié par cet alcool, cette danse, et cette musique bruyante et répétitive, qu’ il lui offrait enfin un bref répit, ne plus penser, ne même plus avoir peur des oiseaux noirs.
Loup n’ aimait pas danser. Il était assis à leur table, devant les verres vide laissés par les autres, et le whisky-coca qu’il venait de recommander d’ une voix assurée. Il observait, de plus haut, les deux filles, Lisa, Nina, rieuses, belles, tellement qu’ il en eut un pincement au cœur, à l’ idée que tous les autres hommes
présents là, pouvaient les voir, comme lui. La beauté de Lisa n’ était certes pas pour lui une nouveauté, mais le charisme de cette adolescence du nom de Nina, ses mouvements -ravissants- de tête, cette manière qu’ elle avait de bouger –non qu’ elle dansât parfaitement, mais…- son visage soudain radieux, cette fougue, ici, dans cette boite, oui, cela était inédit.
Il but une autre gorgée de son verre, lentement, ne comprenant pas ce nœud qui naissait dans sa gorge, et s’ alluma ensuite une cigarette en pensant l’ aider ainsi à se dissoudre.
Mais cela ne s’ arrangea pas.
Au contraire, le nœud s’ amplifia et grandit lorsqu’ il aperçut ce garçon qui n’ avait d’ yeux que pour elle, la frôler plus que de raison.
Il n’ eut pas peur pour son Père, non. Il eut juste peur pour Nina, et pour lui un peu également, sans trop savoir de quoi exactement, ou sans oser se l’ avouer.
Il lui vint soudain à l’ esprit qu’ il fallait qu’ IL la protège. Qui le ferait, sinon ?. Son Père, parti une semaine sur deux ?
Sa jeunesse, sa fraîcheur, sa beauté si particulière, tout cela était une perche tendue pour tous les hommes, qui ne penserait qu’ à une seule chose, ne désireraient que cela en la voyant danser ainsi : avoir ce corps souple et chaud dans LEUR lit. Nina, qui les feraient se sentir plus jeunes, plus puissants, plus beaux, sa peau ambrée, délicate de jeune fille contre la leur, leurs sexes tendus, plongés dans cette fille fragile.
Une nausée furtive le submergea. L’ alcool ?
Il secoua la tête, puis l’ observa encore.
Et c’ est alors que naquit à nouveau ce regard-là, presque malgré lui, pas plus prévisible que la première fois, et que Nina, alors, tourna ses yeux vers lui . Figée, debout, droite, tout à coup –jurant parmi les autres qui remuaient toujours –Oh, elle est trop bien pour eux, se dit-il- le fixant au moment même où tous ces étranges sentiments naissaient en lui, et transparaissaient dans ses yeux, comme si elle avait senti, su, deviné, comme si son regard l’ avait brûlé.
Elle ne sut pas bien le définir, mais elle en fut troublée. Même s’ il ne fallait rien en laisser paraître, sauver les apparences, pas comme son Père , et puis elle sentait que cela pouvait l’ emmener sur une pente glissante. Une chute douce, excitante au départ, qui l’entraînerait dans un tunnel sans fond, trop vite pour qu’ elle puisse réagir, et puis se mettre à glisser glisser, sans fin.
Elle avait peur.
Alors elle crut bon de faire comme si ce regard-là n’ avait pas existé. Et puis, peut être l’ avait elle mal interprétée ?.
Se rassurer. Elle tourna les yeux, se fit happer par la foule grouillante comme une masse d’ insectes, la musique changea, les lumières aussi, violentes, stroboscopiques, si sombres, par intermittence.
Loup vit les contours de la silhouette de Nina disparaître, il but encore une gorgée, longue cette fois, de son alcool, et son cœur se glaça.
OUBLIE TOUT CA. [...]

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Visages d'Amsterdam/2 : Les Coffee-Shops

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coffee
[Photos prises lors d' un voyage à Amsterdam en Avril 2005]

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16 décembre 2008

Another extrait

Un second extrait de mon roman "Comme si de rien n'etait"...Je pense que j'en posterais assez régulièrement, mais bon je vais pas mettre le roman en entier non plus hein ^^

"Seize heures et des poussières, elle se regarde dans la glace.  Réveillée depuis deux heures à peine, elle n’a pourtant pas pu s’ empêcher d’ effriter un peu du shit de Lisa dans sa cigarette roulée du matin qui accompagne le café. Elle se sent floue, étrange, comme si elle se voyait pour la première fois, vraiment, réellement., et en même temps avec un détachement inédit.
La personne qui lui fait face est plutôt petite, un mètre soixante environ, de corpulence normale, des bras et des chevilles fines, des fesses rondes et des seins « visibles » mais peu imposants, encore fermes.
La peau est d’ une couleur un peu indéfinie, à la fois fine, claire, et un peu ambrée, différente aussi selon les angles, la lumière...Les yeux en amandes, légèrement tirés sur les tempes, le front haut et bombé d’ une enfant têtue, le nez court et droit, les pommettes saillantes et la bouche petite, avec cette lèvre inférieure ourlée, boudeuse. Les cils sont un peu trop raides et noirs, autant que les cheveux, fins et légers, descendant jusqu’ aux omoplates.
Les yeux ne sont pas en reste, aussi sombres et obscurs que les oiseaux de mauvaise augure. Dessous, des cernes, trop claires, lui donnent le regard d’un fantôme.
Elle est Nina, avec cet air à la fois doux et insolent.
Mais elle ne s’ aime pas véritablement, car elle n’ a pas assez connu cet amour inconditionnel, immatériel, inexplicable qui lie en général les parents à leur enfants.

ELLE est partie trop tôt. Evanouie dans l’ air, du jour au lendemain, toute cassée à l’ intérieur elle aussi, un désastre, et inéluctablement il a fallu marcher du même pas, comme si la vie avait encore un sens, répondre toujours gentiment aux adultes qui ne savaient pas s’ y prendre, et puis courber l’ échine, pencher la tête, se résigner à la perte.
Comme un bras qui vous est arraché et que vous croyez encore sentir, parfois, la douleur, croire que tout est comme avant, alors que l’ évidence vous saute aux yeux : vous êtes amputé. Pour toujours. Son paternel, lui est parti plus tard, mais aussi irrémédiablement, dans sa tête, tanguant jour et nuit comme un bateau sans cale, inexistant, fuyant, lâche jusqu’ à l’ écœurement, et perdu dans son esprit comme il était devenu perdu pour sa fille..."

Posté par Rozelia à 18:06 - - Commentaires [4] - Permalien [#]

12 décembre 2008

Tag musical

1. Quelle musique/clip te fait rire?

Super dur de choisir, car il y a trois groupes que j'aime beaucoup qui font des chansons droles : Les fatals picards, Oldelaf et Monsieur D et les Wriggles. Bon, comme je voulais mettre ce clip ici de toute façon, parce qu'il est très sympa, j'ai choisi  "Café" d' Oldelaf et Monsieur D 

Et, du même groupe, dans le genre encore plus humour absurde qui me fait trop marrer : Les supers Héros

Bon, c'est une vidéo amateur d'un concert, il manque le tout début de la chanson et l'image est pas géniale mais le son est pas trop mauvais...


2: Quelle musique/clip te fait pleurer?

Pleurer c'est peut etre exagéré. Ca m'est arrivé hein, en écoutant des chansons chargées emotionnellement pour moi, des fois ou j'avais des coups de blues, mais je ne me rappelle pas quelles chansons en particulier.
Donc on va dire une chanson qui m'emeut beaucoup, me met les larmes aux yeux ? Evidemment j'en ai déjà parlé il y a "Deux fois oui" de Debout sur le zinc.
Mais il y aussi la mélancolie qui se dégage de certaines chansons écrites par Frédéric Volovitch qui me parle beaucoup. Fréderic Volovitch c'est un des chanteurs des Wriggles, et puis aussi de Volo, groupe qu'il a formé avec son frère.
Donc voici: Juste avant que je... des Wriggles -A ne pas écouter si vous venez de vous faire larguer!!!!-

Et, de Volo : Bien zarbos qui me fait des noeuds dans l'bide


Découvrez Volo!

Snana, c' est toi que j'entends crier "Frédoooooo" ?? :D

3: Quelle chanson vous fait chanter?

Encore une fois c'est difficile...Parce que je serais tentée de répondre : toutes. Enfin toutes les chansons que j'aime, bien sûr. J'adore chanter, et quand j'aime des chansons, je les ecoute généralement, juqu'à les connaitre par coeur...


4: Quelle chanson vous fait danser ?

Tu m'oublieras de Larusso ? Huhuhu bon okay, elle me fait surtout rigoler parce que si je l'entends c'est vraisemblablement que je regarde ce qui suit, et le regarder ça donne envie de bouger-même si j'aime pas vraiment danser, en fait-:


5: Quelle chanson vous donne envie de zapper?

Beaucoup de chose, je n'aime ni la techno, ni le rap, ni la vériétoche, ni le r'n'b !

Je passe le tag à qui veut...et à Snana en particulier !

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