16 décembre 2008

Another extrait

Un second extrait de mon roman "Comme si de rien n'etait"...Je pense que j'en posterais assez régulièrement, mais bon je vais pas mettre le roman en entier non plus hein ^^

"Seize heures et des poussières, elle se regarde dans la glace.  Réveillée depuis deux heures à peine, elle n’a pourtant pas pu s’ empêcher d’ effriter un peu du shit de Lisa dans sa cigarette roulée du matin qui accompagne le café. Elle se sent floue, étrange, comme si elle se voyait pour la première fois, vraiment, réellement., et en même temps avec un détachement inédit.
La personne qui lui fait face est plutôt petite, un mètre soixante environ, de corpulence normale, des bras et des chevilles fines, des fesses rondes et des seins « visibles » mais peu imposants, encore fermes.
La peau est d’ une couleur un peu indéfinie, à la fois fine, claire, et un peu ambrée, différente aussi selon les angles, la lumière...Les yeux en amandes, légèrement tirés sur les tempes, le front haut et bombé d’ une enfant têtue, le nez court et droit, les pommettes saillantes et la bouche petite, avec cette lèvre inférieure ourlée, boudeuse. Les cils sont un peu trop raides et noirs, autant que les cheveux, fins et légers, descendant jusqu’ aux omoplates.
Les yeux ne sont pas en reste, aussi sombres et obscurs que les oiseaux de mauvaise augure. Dessous, des cernes, trop claires, lui donnent le regard d’un fantôme.
Elle est Nina, avec cet air à la fois doux et insolent.
Mais elle ne s’ aime pas véritablement, car elle n’ a pas assez connu cet amour inconditionnel, immatériel, inexplicable qui lie en général les parents à leur enfants.

ELLE est partie trop tôt. Evanouie dans l’ air, du jour au lendemain, toute cassée à l’ intérieur elle aussi, un désastre, et inéluctablement il a fallu marcher du même pas, comme si la vie avait encore un sens, répondre toujours gentiment aux adultes qui ne savaient pas s’ y prendre, et puis courber l’ échine, pencher la tête, se résigner à la perte.
Comme un bras qui vous est arraché et que vous croyez encore sentir, parfois, la douleur, croire que tout est comme avant, alors que l’ évidence vous saute aux yeux : vous êtes amputé. Pour toujours. Son paternel, lui est parti plus tard, mais aussi irrémédiablement, dans sa tête, tanguant jour et nuit comme un bateau sans cale, inexistant, fuyant, lâche jusqu’ à l’ écœurement, et perdu dans son esprit comme il était devenu perdu pour sa fille..."

Posté par Rozelia à 18:06 - - Commentaires [4] - Permalien [#]


Commentaires sur Another extrait

    roman

    C'est marrant mais j'ai moins accroché sur ce roman que sur ceux que j'avais lus quand j'habitais chez maman et Georges. Je ne sais plus lequel j'avais préféré mais celui-ci j'ai moins accroché. ça veut pas dire qu'il est pas bien hein ^^

    Posté par Shirley, 17 décembre 2008 à 01:57 | | Répondre
  • Je sais puisque tu me l'avait dit
    Pourtant, objectivement c'est à priori celui qui est le mieux ecrit, en tout cas le plus "mature" au niveau de l'ecriture, puisque ceux que tu avait lu avant je les avaient écrit ado et j'avais donc une ecriture plus "maladroite". Mais après il y a les personnages et l'histoire qui entre en compte, et je comprends qu'on puisse ne pas aimer, ne pas adhèrer, il est assez "noir" comme récit.

    Posté par Aurore, 19 décembre 2008 à 12:17 | | Répondre
  • En tout cas ca donne envie de lire la suite....

    Posté par vaness6, 21 décembre 2008 à 18:02 | | Répondre
  • t'es de nouveau taggué ma belle.
    gros bisous et bonne année 2009

    Posté par vaness6, 03 janvier 2009 à 21:41 | | Répondre
Nouveau commentaire